Plusieurs membres du MvRC ont participé à la rédaction d'un Manifeste intitulé :

couverture

Manifeste pour un nouveau contrat social

Réhabiliter le travail, c'est le libérer de l'emploi capitaliste

Ce texte (232 pages) est publié chez L'Harmattan à Paris (oct. 2013).

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Petite présentation :

Il faut cesser de ne parler que du capitalisme, ou du capital, et de réduire le travail à «l’emploi capitaliste». Il faut partir de ce que le travail est réellement, la faculté de faire humaine que le capital chosifie et néantise pour s’y substituer.

Mettre en œuvre cette faculté est le fait de celui ou celle qui la porte, de personne d’autre. Tout, ou presque tout, en découle. En se substituant au travail, le capital s’attribue tous les pouvoirs et tous les mérites de la production sociale. Il nous réduit à un élément de sa mécanique. Ce faisant, il remplace la coopération sociale par sa lourde hiérarchie et, dans le même mouvement, il s’approprie tout le fruit du travail pour ne nous rendre que ce qui permet de nous reproduire dans les conditions de plus en plus précaires qu’il fixe. Pour le capital, nous ne sommes que des bouches à mal nourrir parquées sur son marché du travail. Notre avenir nous est volé.

Mais lorsque nous partons du travail, de ce qu’il est devenu au travers de l’Histoire, lorsque nous libérons nos têtes du capital, d’autres portes s’ouvrent, notre vision du monde change. En déambulant dans les rues, nos semblables n’apparaissent plus comme des rivaux anonymes, mais comme des coopérateurs potentiels. Un autre avenir se dessine dans nos têtes. L’idée que «nous n’avons pas besoin du capital» commence à prédominer ; nous ne réfléchissons plus aux mêmes choses, nous ne nous enfermons plus dans la critique du capital, nous pensons déjà à ce que nous ferons sans lui.

Comment produirons-nous ? Comment coopérerons-nous ? Comment échangerons-nous ? Voilà les questions que nous posons alors. C’est cette discussion qu’il faut mener, non plus pour infléchir les capitalistes, mais pour mettre en œuvre notre travail dans les conditions que nous aurons choisies. Une discussion entre nous, gens des peuples.

Christian Tirefort