Campagne sur les Biens communs

Campagne sur les biens communs

Le bien commun ou ce qui devrait l’être est partout et prend plusieurs formes. Il détermine nos conditions de vie et il devrait assurer la cohésion sociale. Les capitalistes veulent l’anéantir en le privatisant. Ils le vendent et le dépècent pour le brader aux plus puissants. Le bien commun cesse alors d’être commun, il devient propriété des plus riches, et seules les personnes dites solvables y auront accès. De propriété de tous il devient propriété privée d’une caste. Cette liquidation doit cesser !

Ne pas se tromper de cible

Pourquoi parler maintenant des fonctionnaires ? Nous en parlons parce qu’après avoir humilié les travailleurs du privé, c’est à eux que les dominants s’en prennent et ils les présentent comme croulant tous sous les privilèges.

Ils auraient tout : des emplois assurés, des salaires élevés, des assurances sociales couvrant tous les risques. Le tout serait payé avec les impôts, tout d’abord ceux des autres travailleurs, du privé, et ensuite ceux prélevés sur les bénéfices de nos héros capitalistes qui «prennent tellement de risques» et «créent des emplois». Les manipulateurs d’opinion cherchent à créer une nouvelle alliance anti-fonctionnaires : les travailleurs du privé et leurs patrons.

Ce discours est martelé sans interruption. Il fait accroire que les travailleuses et travailleurs de la fonction publique ne créeraient pas de richesse ; ils seraient tous, ou presque tous, des coûts superflus. Les seules personnes qui créeraient de la richesse seraient celles employées par les capitalistes. L’angle de tir est simple : «les fonctionnaires ne sont pas productifs parce que pour être productifs il faut être des employés du capital». Selon ce précepte, le simple fait d’être employés par des capitalistes faisant des profits ferait de nous des gens productifs, et cela quel que soit le produit de notre travail : bombes pour terroriser et tuer les populations ; spéculation rendant la nourriture inaccessible pour les pauvres gens ; dérive mercantiliste dans le domaine de la santé. Mais, a contrario, avoir la «malchance» d’être occupés dans un hôpital affublé du gros mot «public», ou dans l’enseignement public à transmettre le savoir, ou encore dans une crèche publique à faire grandir nos enfants, serait une véritable fabrique de profiteurs vivant au crochet des autres.

Cela le montre, les capitalistes ne reconnaissent que leur forme de richesse, le profit. Pour lui ils sont prêts à détruire le monde et faire exploser la planète. Et nous tous gens des peuples, avons-nous notre propre conception de la richesse ? Oui, inconsciemment, mais elle est occultée : nous croyons beaucoup trop qu’elle ne vit que dans le sillage de celle des capitalistes, comme des retombées.

Notre richesse, c’est tout le travail qu’il serait déjà aujourd’hui possible de mettre en œuvre pour «produire» le bien-être des gens. Ce travail, et les travailleuses et travailleurs qui le portent, est aujourd’hui détourné.

Quand on considère les deux réponses possibles à la question «qu’est-ce que la richesse ?» on voit tout de suite que ce ne sont pas deux conceptions différentes de la même société qui s’affrontent, mais deux sociétés différentes : celle du capital avec son profit, celle du travail avec le bien-être. Il faudra choisir.

On voit désormais clairement où mène la société du capital : à l’accaparement de la richesse sociale par une petite minorité de profiteurs, à des guerres sans fin pour protéger les intérêts privés de cette minorité, à une débâcle écologique, à un incroyable gaspillage de la richesse des peuples, au détournement à des fins privées, de classe, du travail humain que la société du capital ne voit que comme une «force» de primates à user et jeter une fois exploitée.

On a l’expérience douloureuse du capital derrière nous, nous devons maintenant avoir le courage de construire une société où le travail humain, la richesse des peuples, sera mis en œuvre par et pour ceux qui travaillent. Disons-le, nous n’avons pas besoin des capitalistes, nous devons compter sur nos propres forces. La société du bien-être sera l’œuvre des travailleuses et des travailleurs.

A nous de la concevoir.

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